"Et rester vivant" de Jean-Philippe Blondel

Publié le par angelebb

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Livre voyageur de Praline

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Titre - Et rester vivant
Auteur - Jean-Philippe Blondel
Editions-  Buchet/Chastel
Date de parution- Septembre 2011
Broché- 245 pages
Genre-Contemporain
Prix - 14,50 euros
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Deux mots de l'histoire...
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Narration d'un passé entre la disparition de son grand-père et le temps heureux au sein d'une famille!
 
Mon avis
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En premier lieu, à la lecture de ce roman, j'ai ressenti un certain malaise car je n'arrivais pas à en déterminer le genre, est-ce une autobiographie?
La narration employée par le "je" et le début du roman le laisse présager, mais il y a un tel détachement par rapport aux événements écrits et/ou vécus que le doute s'est installé!
 
Mis à part ce petit problème de positionnement, j'ai passé un bon moment!
Le style de l'auteur simple et épuré en font une lecture agréable. On s'immisce facilement dans l'histoire qui est d'une tragédie déconcertante. Pourtant, malgré cela, le sujet difficile est écrit avec une certaine légèreté.
Le narrateur (l'auteur?) y mèle une certaine autodérision face à la mort de son grand-père qui va être l'élément déclencheur de sa quète de liberté. Il fuit les responsabilités dans un voyage à travers les Etats-Unis, accompagné de sa future-ex petite amie et de son futur-ex meilleur copain. 
Trois ados paumés,soudés par des sentiments d'amitiés mélés d'amours, allant où bon les mènent, cherchant certainement un idéal.
 
Ce passé là est interrompu par des passages mélancoliques où sont narrés les moments heureux avec sa mère, les dualités avec son frère et l'incompréhension face à un père distant et violent.
 
Un récit touchant, émouvant ainsi que troublant.
Raconté avec un tel détachement, qui parfois peut choqué, par un adolescent insouciant qui ne fait que vivre!
 
Extraits
 
p.25
" Jusque là, les seuls à m'épargner ce regard là, c'était laure et samuel.
Et là, paf, ils l'ont tous les deux. le mélange de pitié, de respect et de peur pour le gamin qui a survécu. Et la crainte ancestrale et irrationnelle du malheur -et si par hasard, il était contagieux, le gosse?
J'en ai vu qui me serraient la main et qui, ensuite, se l'essuyaient discrètement sur le pantalon."
 
p.52
"Je me demande s'il est des gens qui regardent les rubriques nécrologiques tous les jours et qui parient ensuite sur l'éventualité de la vente de la résidence principale."

Mon ressenti 7,5/10
 
 
Je remercie Praline de m'avoir fait découvrir grâce à ce livre voyageur un auteur qui me faisait envie depuis un moment!
 
 
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