Jeudi 29 septembre 2011
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Partenariat
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Titre - Terezin
Plage
Auteur - Morten
Brask
Date de parution- Août
2011
Broché- 330
pages
Genre-
Contemporain
Prix - 20
euros
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Mon avis
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Durant la seconde guerre mondiale, Daniel Faigel, médecin danois, se voit
transporté à Theresienstadt, en Tchécoslovaquie. Cette "ville" hébergeant des Juifs de toute l'Europe sert également de propagande envers l'état allemand, mais c'est surtout une passerrelle,
un camp de regroupement vers les destinations finales de Pologne.
Durant les deux années à venir, Daniel travaille à l'hôpital du ghetto, acteur et
victime des conditions de vie déplorables, du manque d'hygiène, de nourriture, de respect.
Pourtant, au millieu de cet enfer, Ludmilla entre dans sa vie!
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Je ressort de ce roman émue, touchée au plus profond de
moi.
En racontant l'histoire de ce jeune docteur au sein de ce ghetto, plusieurs fois
se sont mélés des sentiments de dégoûts, de frissons faces aux situations vécues mais également de l'espoir et de
l'amour!
Au travers de son écriture, l'auteur fait vivre extrémement bien son roman, faisant
naître les personnages principaux, Daniel et Ludmilla, avec une telle intensité, que j'ai été happé par leur histoire!
Les sentiments d'amour naissant entre eux avec
simplicités et naturels entretiennent le peu d'espoir face à leurs conditions, révant d'un avenir commun et meilleur.
Les pages défilant vite, je n'est ressentie ni lassitude ni ennui! Ayant du mal à me
détacher de ce livre, étant spectateurs également au sein de cette ville!
Tremblant face à la fureur et à la méchanceté allemande, à la peur présente à
chaques situations et ressentie de façon permanente par les habitants.
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Meurtris communément par un passé douloureux, entre maladies, puanteur, listes de
déportations, ils tentent à deux d'oublier l'enfer!
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Riche et complet, entre roman et faits réels, l'auteur signe là son
premier livre de fiction que j'ai pu découvrir en partenariat avec Newbook et les éditions Presses de la Cité.
Je les en remercie pour cette agréable découverte .
Extraits
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p.70
"Les limites du macabre sont repoussées pour un étudiant en médecine dès sa première
année d'études. Il s'habitue à voir des morts. Il ne réagit plus à la vue d'un bras coupé ou au fait de tenir un coeur humain entre ses mains. Il peut rester
devant une table de dissection, penché sur un vagin éclaté ou un ganglion lymphatique. Le macabre devient son lot quotidien.
A Theresienstadt c'est la même chose. La promiscuité, la
misère, les rêves perdus et le désespoir constituent des tableaux macabres que je n'aurais jamais cru regarder dans une vie comme la mienne.
Pendant les premières semaines, j'ai le sentiments d'être
devenu un personnage dans une représentation de l'enfer par Jérôme Bosch. Mais les jours passent, et peu à peu les teintes du grotesque se fanent. Theresienstadt devient la norme. Un quotidien
avec sa routine, ses repères, ses schémas, son indifférence."
p100
"Est-ce que ce serait du vol? Est-il répréhensible de voler la nourriture d'un
mort?"
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Mon ressenti 8/10
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Roman entrant dans les challenges
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